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Ouvrir un restaurant : la checklist conformité et démarches 2026

Statut et immatriculation, licences, formation hygiène, déclaration sanitaire, accessibilité et sécurité ERP, affichages : toutes les démarches pour ouvrir un restaurant.

Par L'équipe auditresto360 · 15 mai 2026 · 18 min de lecture

Ouvrir un restaurant : la checklist conformité et démarches 2026

Ouvrir un restaurant en France suppose d'enchaîner plusieurs démarches dans un ordre logique : valider le projet et le local, choisir un statut juridique et immatriculer l'entreprise, obtenir les licences nécessaires (débit de boissons, restaurant, vente à emporter), suivre les formations obligatoires (permis d'exploitation pour l'alcool, formation à l'hygiène alimentaire avec au moins une personne formée dans l'équipe), déclarer l'activité auprès de la DDPP au titre de la sécurité sanitaire des aliments, mettre le local en conformité ERP (sécurité incendie et accessibilité PMR), mettre en place le Plan de Maîtrise Sanitaire dès le premier jour, installer les affichages obligatoires, souscrire les assurances et déclarer les premiers salariés. Aucune de ces étapes n'est facultative, et certaines doivent être anticipées de plusieurs mois.

C'est un parcours dense, où une démarche oubliée peut bloquer l'ouverture ou exposer à des sanctions dès les premières semaines. Beaucoup de porteurs de projet concentrent leur énergie sur la carte, la déco et la communication, puis découvrent tardivement que le local n'est pas conforme à l'accessibilité, que la déclaration sanitaire n'a pas été faite, ou que personne dans l'équipe n'a suivi la formation hygiène. L'ordre dans lequel vous traitez ces sujets compte autant que les sujets eux-mêmes.

Cet article déroule une checklist chronologique complète, étape par étape, avec pour chaque démarche le principe, la source officielle à jour, et le regard que nous portons dessus lors d'un audit 360°. Précision de cadre : auditresto360 est un conseil privé indépendant. Cet article informe et ne remplace ni un conseil personnalisé (expert-comptable, avocat, bureau de contrôle) ni les démarches officielles que vous devez accomplir vous-même auprès des administrations compétentes.

Avant tout : étude, business plan et choix du local

Valider le projet et le marché

Avant la moindre démarche administrative, le projet doit tenir économiquement. Une étude de marché sérieuse identifie la zone de chalandise, la concurrence directe, le ticket moyen réaliste et le concept qui se différencie. C'est l'étape la plus négligée et celle qui explique la plupart des fermetures précoces. La Banque publique d'investissement met à disposition des ressources gratuites pour structurer cette réflexion sur bpifrance-creation.fr.

Le business plan traduit l'étude en chiffres : investissement de départ, prévisionnel de chiffre d'affaires, charges, point mort, plan de financement. Il sert à la fois à piloter le lancement et à convaincre une banque. Les notions clés à maîtriser dès cette phase sont le coût matière et la marge brute, que nous détaillons dans nos guides sur le food cost et la marge brute en restaurant.

Choisir le local et anticiper sa conformité

Le local conditionne presque tout le reste. Un restaurant est un établissement recevant du public (ERP), soumis à des règles de sécurité incendie et d'accessibilité, et un établissement manipulant des denrées, soumis aux règles d'hygiène. Avant de signer un bail commercial, vérifiez que le local peut accueillir une cuisine professionnelle (évacuation des fumées, arrivée d'eau, surface, ventilation) et qu'une mise aux normes lourde n'est pas nécessaire. Un local non conforme transforme un budget travaux raisonnable en gouffre financier.

Si vous envisagez de reprendre un fonds existant plutôt que de partir d'un local nu, lisez notre dossier dédié sur la façon de reprendre ou racheter un restaurant : les points de vigilance ne sont pas les mêmes que pour une création de zéro.

Le regard de l'auditeur

L'erreur que nous voyons le plus souvent à ce stade est la signature d'un bail avant toute vérification de faisabilité technique et réglementaire. Un diagnostic du local avant engagement, ou au minimum une condition suspensive d'obtention des autorisations, évite de se retrouver coincé avec des loyers à payer sur un local inexploitable en l'état.

Choisir le statut juridique et immatriculer l'entreprise

Le choix de la structure

Le statut juridique détermine votre régime fiscal, votre régime social, votre responsabilité et la façon dont vous pourrez faire entrer des associés. Les formes les plus courantes en restauration sont l'entreprise individuelle (y compris micro-entreprise pour un démarrage très léger), l'EURL, la SARL, la SAS et la SASU. Le choix dépend du nombre d'associés, du niveau de protection patrimoniale souhaité, de la fiscalité et de la rémunération du dirigeant. Ce choix a des conséquences durables et mérite un échange avec un expert-comptable ou un avocat.

Le portail officiel des entreprises présente les différentes formes et leurs implications sur entreprendre.service-public.fr et sur economie.gouv.fr. Bpifrance Création propose également un comparatif pédagogique des statuts.

L'immatriculation

Depuis la réforme des formalités, la création d'entreprise se fait par une déclaration unique sur le guichet unique des formalités des entreprises, géré par l'INPI, accessible via formalites.entreprises.gouv.fr. Cette démarche déclenche l'immatriculation, l'attribution du numéro SIREN/SIRET et l'inscription aux registres compétents. Une activité de restauration relève d'une activité commerciale.

Prévoyez aussi l'ouverture d'un compte bancaire professionnel, le dépôt du capital social pour les sociétés, et la rédaction des statuts. Ces formalités prennent du temps et certaines doivent être réalisées avant l'immatriculation.

Le regard de l'auditeur

Le statut juridique n'est pas un sujet d'audit hygiène à proprement parler, mais il conditionne qui est responsable en cas de non-conformité. Identifier clairement le dirigeant exploitant et la personne titulaire des autorisations évite les flous quand un contrôle survient. Dans notre méthode d'audit, nous rattachons toujours les responsabilités à une personne identifiée.

Les licences et autorisations d'exploitation

Servir de l'alcool : permis d'exploitation et licence

Dès que vous servez des boissons alcoolisées à consommer sur place, vous devez détenir une licence de débit de boissons adaptée. L'obtention suppose deux conditions cumulatives. D'une part, le titulaire ou un représentant doit avoir suivi une formation spécifique débouchant sur le permis d'exploitation. D'autre part, il faut effectuer une déclaration préalable en mairie (ou à la préfecture de police à Paris) dans un délai fixé avant l'ouverture.

La licence "restaurant" autorise la vente de boissons accompagnant les repas, tandis que la licence de débit de boissons à consommer sur place couvre un usage plus large. Le bon niveau dépend de votre activité réelle. Le détail des licences, du permis d'exploitation et de la déclaration figure sur entreprendre.service-public.fr.

Vente à emporter et livraison

Si vous proposez de la vente à emporter ou de la livraison de boissons alcoolisées, une licence à emporter distincte et une formation associée peuvent être requises. La vente à emporter de denrées alimentaires entre par ailleurs dans le champ des obligations d'hygiène et de la déclaration sanitaire, au même titre que la consommation sur place.

Autres autorisations possibles

Selon votre situation, d'autres autorisations s'ajoutent : occupation du domaine public pour une terrasse, autorisation de travaux ou d'enseigne, diffusion de musique avec déclaration à la SACEM, ouverture de nuit. Chaque mairie a ses règles locales pour la terrasse et l'enseigne, à vérifier auprès du service compétent.

Le regard de l'auditeur

L'oubli classique concerne le délai de déclaration en mairie pour la licence, qui doit précéder l'ouverture. Un titulaire de permis d'exploitation qui quitte l'établissement sans qu'un remplaçant ait été formé crée aussi une faille : la licence repose sur une personne formée, pas sur les murs. Nous vérifions que les autorisations sont au nom de l'exploitant en activité et toujours valides.

Les formations obligatoires

Le permis d'exploitation

Le permis d'exploitation est la formation préalable à l'exploitation d'un débit de boissons et de certains établissements servant de l'alcool. Sa durée varie selon que le titulaire a déjà une expérience dans le secteur. Il porte notamment sur la prévention de l'alcoolisme, la protection des mineurs, la lutte contre le bruit et la réglementation applicable. Sans permis d'exploitation valide, pas de licence. Les conditions sont détaillées sur service-public.fr.

La formation à l'hygiène alimentaire

C'est une obligation distincte et indépendante de la licence. Tout établissement de restauration commerciale doit compter dans son effectif au moins une personne ayant suivi une formation spécifique en matière d'hygiène alimentaire. Cette obligation découle du décret n° 2011-731 du 24 juin 2011 relatif à l'obligation de formation en matière d'hygiène alimentaire de certains établissements de restauration commerciale, dont le texte est consultable sur legifrance.gouv.fr. La formation, d'une durée définie par les textes, couvre les fondamentaux de l'hygiène, les bonnes pratiques et les principes de la méthode HACCP.

Cette formation peut être considérée comme acquise pour les personnes justifiant d'une certaine expérience ou d'un diplôme du secteur, selon les conditions prévues par les textes. Le ministère de l'Agriculture, autorité de référence sur la sécurité sanitaire des aliments, publie des informations sur agriculture.gouv.fr.

Le regard de l'auditeur

Dans la pratique, deux écueils reviennent. Le premier : l'unique personne formée à l'hygiène quitte l'entreprise sans qu'une autre soit formée, et l'établissement se retrouve en infraction sans le savoir. Le second : la formation a été suivie, mais elle reste théorique et n'irrigue pas les pratiques quotidiennes en cuisine. Une formation valide sur le papier ne vaut rien si les températures ne sont pas relevées et si le plan de nettoyage n'est pas appliqué. Nous conseillons de former plusieurs personnes et de transformer la formation en routines visibles.

La déclaration d'activité auprès de la DDPP

Le principe de la déclaration sanitaire

Tout établissement préparant, transformant, manipulant ou entreposant des denrées d'origine animale ou des produits en contenant, ce qui couvre la quasi-totalité des restaurants, doit se faire connaître de l'administration au titre de la sécurité sanitaire des aliments. Cette déclaration s'effectue auprès de la Direction départementale en charge de la protection des populations (DDPP) de votre département. Elle doit en principe être réalisée avant l'ouverture.

La déclaration est gratuite et se fait par voie dématérialisée. La procédure et le formulaire de référence (déclaration de manipulation de denrées d'origine animale) sont accessibles via service-public.fr et les ressources du ministère de l'Agriculture sur agriculture.gouv.fr. Selon les activités, c'est une simple déclaration qui s'applique, mais certaines activités spécifiques relèvent d'un agrément sanitaire distinct, à vérifier selon votre cas.

Ce que la déclaration implique ensuite

Se déclarer, c'est entrer dans le périmètre des établissements susceptibles d'être contrôlés par les services de l'État. C'est aussi reconnaître que vous êtes soumis aux obligations du Paquet hygiène européen, en particulier le règlement (CE) n° 852/2004. La déclaration n'est pas une autorisation préalable qui valide votre conformité : elle vous identifie, et la conformité réelle reste votre responsabilité permanente.

Le regard de l'auditeur

La déclaration sanitaire est l'oubli le plus fréquent chez les nouveaux exploitants, parce qu'elle est moins médiatisée que la licence ou l'immatriculation. Ne pas être déclaré ne dispense d'aucune obligation et constitue en soi une non-conformité. Pour bien comprendre ce qui se passe quand le contrôle arrive, consultez notre guide pour réussir un contrôle sanitaire de la DDPP.

La mise en conformité ERP : sécurité incendie et accessibilité

Sécurité incendie

Un restaurant est un établissement recevant du public et relève à ce titre du règlement de sécurité contre les risques d'incendie et de panique. Les obligations dépendent du type d'ERP (type N pour les restaurants) et de la catégorie, déterminée par l'effectif maximal accueilli. Elles portent sur les issues de secours, le désenfumage, les installations électriques, les moyens d'extinction, l'éclairage de sécurité et l'affichage des consignes. Selon la catégorie, une commission de sécurité peut devoir visiter le local avant ouverture.

Les règles générales applicables aux ERP sont présentées sur service-public.fr et par le ministère de l'Intérieur. Pour les établissements concernés par une visite de la commission de sécurité, l'avis favorable conditionne l'ouverture au public.

Accessibilité aux personnes handicapées

Tout ERP doit être accessible aux personnes en situation de handicap, quel que soit le type de handicap. Cela concerne l'entrée, la circulation intérieure, les sanitaires, la signalétique et l'information. Lorsque la mise en accessibilité totale est techniquement impossible, des dérogations encadrées existent, à instruire auprès de l'administration. Le cadre de l'accessibilité des ERP est détaillé sur service-public.fr.

Le regard de l'auditeur

La sécurité incendie et l'accessibilité sont des sujets qui se traitent au moment des travaux, pas après. Reprendre un local pour y découvrir qu'il faut élargir une porte, créer une rampe ou refaire le désenfumage, alors que les travaux sont finis, coûte cher et retarde l'ouverture. Ces points relèvent d'un bureau de contrôle ou d'un diagnostiqueur spécialisé. Notre audit ne se substitue pas à ces vérifications réglementaires de sécurité, mais nous signalons les écarts visibles susceptibles de poser problème.

L'hygiène et le Plan de Maîtrise Sanitaire dès l'ouverture

Le PMS n'attend pas

Beaucoup pensent que le Plan de Maîtrise Sanitaire se construit après quelques mois d'activité. C'est une erreur. Le PMS doit exister dès le premier service. Il regroupe l'ensemble des mesures que vous prenez pour maîtriser la sécurité des aliments : les bonnes pratiques d'hygiène, le plan fondé sur les principes HACCP, et la traçabilité avec la gestion des produits non conformes. Le détail de sa composition figure dans notre guide complet sur le Plan de Maîtrise Sanitaire.

Concrètement, dès l'ouverture vous devez disposer d'un plan de nettoyage et de désinfection, d'un suivi des températures (chaîne du froid, cuisson, refroidissement), d'un système de traçabilité des produits, d'une gestion des dates de consommation, d'une procédure de réception des marchandises et d'un protocole face aux allergènes. Ce socle est consultable dans nos guides dédiés sur les températures de conservation, le plan de nettoyage et de désinfection, la traçabilité alimentaire et les obligations allergènes.

La base réglementaire

L'ensemble repose sur le Paquet hygiène européen, en particulier le règlement (CE) n° 852/2004 relatif à l'hygiène des denrées alimentaires, consultable sur EUR-Lex. Les guides de bonnes pratiques d'hygiène (GBPH) validés par filière offrent une déclinaison concrète et constituent un appui précieux pour bâtir son PMS.

Le regard de l'auditeur

Un PMS qui n'existe que dans un classeur acheté tout fait et jamais rempli ne protège personne. Ce que nous regardons, ce sont les relevés réels : un thermomètre utilisé, un plan de nettoyage daté et signé, des étiquettes de traçabilité conservées. Construire ces routines dès l'ouverture, quand l'équipe est petite et l'activité encore faible, est infiniment plus simple que de les rattraper en plein rush six mois plus tard.

Les affichages obligatoires

Dès l'ouverture, plusieurs affichages doivent être en place : les prix TTC à l'extérieur et à l'intérieur, l'information sur les allergènes, l'origine des viandes, la signalétique d'interdiction de fumer et de vapoter, les coordonnées du médiateur de la consommation, la licence de débit de boissons et l'affichage relatif à la protection des mineurs, la mention "fait maison" si vous y recourez, et l'information sur l'accessibilité. Ces obligations relèvent principalement du Code de la consommation et du Code de la santé publique.

Nous y consacrons un guide complet et à jour : la liste détaillée figure dans notre article sur les affichages obligatoires en restaurant. Pour la synthèse officielle, voir economie.gouv.fr et les fiches pratiques sur service-public.fr.

Le regard de l'auditeur

Les affichages sont souvent les premières choses qu'un contrôleur regarde en entrant. Un panneau manquant ou périmé donne immédiatement une impression de négligence. À l'inverse, un affichage complet et soigné, dès le premier jour, pose un cadre rassurant. C'est peu coûteux et cela se prépare entièrement avant l'ouverture.

Les assurances

Un restaurant doit être correctement assuré avant d'accueillir le moindre client. Plusieurs garanties sont à examiner : la responsabilité civile professionnelle (dommages causés à des tiers, intoxication alimentaire), la garantie des locaux et du matériel (incendie, dégâts des eaux, vol), la perte d'exploitation, et, dès le premier salarié, les assurances liées à l'emploi. Selon votre statut et votre activité, certaines garanties sont fortement recommandées sans être strictement obligatoires, d'autres deviennent indispensables.

Ce sujet se traite avec un courtier ou un assureur qui connaît la restauration. Les ressources de Bpifrance Création sur bpifrance-creation.fr abordent les assurances du créateur. Le point de vigilance, du point de vue de l'hygiène, est que la garantie responsabilité civile prend tout son sens si votre PMS est réellement appliqué : un sinistre alimentaire mal documenté complique l'indemnisation.

L'embauche des premiers salariés

Les formalités d'embauche

Avant l'arrivée d'un salarié, l'employeur doit effectuer la déclaration préalable à l'embauche (DPAE) auprès de l'URSSAF, en principe dans les jours qui précèdent la prise de poste. Cette déclaration unique regroupe plusieurs formalités, dont l'immatriculation de l'employeur et l'affiliation aux organismes. La procédure est décrite sur service-public.fr et sur le site de l'URSSAF.

S'ajoutent l'établissement d'un contrat de travail, la tenue d'un registre unique du personnel, l'affiliation à une mutuelle d'entreprise, l'inscription à la médecine du travail et le respect des règles de durée du travail.

La convention collective HCR

La restauration relève de la convention collective nationale des hôtels, cafés, restaurants (HCR). Elle encadre les classifications, les salaires minima conventionnels, la durée du travail, les repos, les jours fériés et de nombreux points propres au secteur. La connaître dès la première embauche évite des erreurs coûteuses. Nous détaillons ces aspects dans notre guide sur le planning et le droit du travail en restauration HCR, et plus largement sur le recrutement et la fidélisation du personnel.

Le regard de l'auditeur

Au-delà du droit du travail, l'embauche a un impact direct sur l'hygiène : un nouveau salarié doit recevoir une formation aux bonnes pratiques dès son arrivée, et l'établissement doit pouvoir prouver qu'au moins une personne reste formée à l'hygiène alimentaire. Intégrer l'hygiène dès l'accueil d'un nouvel arrivant fait partie des routines que nous recommandons. Voir notre guide pour former et intégrer son équipe.

La checklist chronologique pour ouvrir

Voici l'enchaînement logique, sachant que plusieurs étapes se chevauchent dans le temps et que les délais réels dépendent de votre situation et de votre département. Référez-vous toujours aux sources officielles citées pour les modalités et délais exacts en vigueur.

Phase 1 : valider le projet (plusieurs mois avant). Étude de marché, concept, business plan et plan de financement. Recherche et analyse du local. Vérification de faisabilité technique et réglementaire avant de signer le bail.

Phase 2 : créer la structure. Choix du statut juridique avec un conseil. Rédaction des statuts, dépôt de capital pour les sociétés, ouverture du compte professionnel. Immatriculation via le guichet unique de l'INPI.

Phase 3 : se former. Permis d'exploitation pour servir de l'alcool. Formation à l'hygiène alimentaire pour au moins une personne de l'équipe (décret n° 2011-731).

Phase 4 : autorisations et déclarations. Déclaration de licence de débit de boissons en mairie dans le délai requis avant ouverture. Déclaration d'activité (sécurité sanitaire des aliments) auprès de la DDPP. Autorisations locales si besoin (terrasse, enseigne, musique).

Phase 5 : mettre le local aux normes. Travaux de sécurité incendie ERP. Mise en accessibilité PMR. Visite de la commission de sécurité si la catégorie de l'ERP l'impose. Aménagement de la cuisine professionnelle.

Phase 6 : préparer l'exploitation. Construction du Plan de Maîtrise Sanitaire complet. Mise en place du plan de nettoyage, du suivi des températures, de la traçabilité et de la gestion des allergènes. Installation de tous les affichages obligatoires. Souscription des assurances.

Phase 7 : recruter. DPAE pour chaque salarié, contrats de travail conformes à la convention HCR, registre du personnel, médecine du travail, formation hygiène à l'accueil.

Phase 8 : ouvrir et tenir. Premier service avec PMS opérationnel. Suivi régulier des relevés. Un audit avant ou juste après l'ouverture permet de vérifier que tout le socle réglementaire est réellement en place.

Les erreurs fréquentes à l'ouverture

La première erreur est de signer un bail sur un local non vérifié, puis de découvrir des travaux de conformité hors budget. La deuxième est d'oublier la déclaration sanitaire auprès de la DDPP, sujet moins visible que la licence. La troisième est de traiter l'hygiène et le PMS comme un sujet à régler plus tard, alors qu'ils sont obligatoires dès le premier service. La quatrième est de ne former qu'une seule personne à l'hygiène, qui finit par quitter l'entreprise. La cinquième est de négliger les affichages, premier signal envoyé à un contrôleur. La sixième est de mal anticiper l'accessibilité PMR, difficile et coûteuse à rattraper après travaux. La dernière est de sous-estimer la convention HCR et le droit du travail dès la première embauche.

Le point commun de ces erreurs : elles viennent presque toujours d'un défaut d'anticipation, jamais de mauvaise volonté. Un projet bien séquencé les évite.

Le regard global de l'auditeur sur une ouverture

Ouvrir un restaurant, c'est faire converger au même moment plusieurs corps de règles qui ne dépendent pas des mêmes administrations : le droit des sociétés, la réglementation des débits de boissons, le droit de la sécurité sanitaire des aliments, les règles ERP, le Code de la consommation et le droit du travail. Aucune administration ne vous remet une attestation globale disant "tout est conforme". La conformité est un assemblage que vous devez tenir vous-même.

C'est précisément là qu'un regard extérieur méthodique apporte de la valeur. Un audit avant ouverture passe en revue ce socle, repère les écarts pendant qu'il est encore temps de les corriger sans pression, et transforme la conformité d'une source d'angoisse en un atout affiché. Notre démarche, présentée sur la page pour qui, s'adresse autant aux créateurs qu'aux exploitants installés.

FAQ : ouvrir un restaurant

Quelles sont les premières démarches pour ouvrir un restaurant ?

Dans l'ordre : valider le projet par une étude de marché et un business plan, vérifier la faisabilité du local avant de signer le bail, choisir un statut juridique et immatriculer l'entreprise via le guichet unique de l'INPI. Les formations, licences et déclarations suivent. Les ressources officielles sont sur bpifrance-creation.fr et entreprendre.service-public.fr.

Faut-il une formation obligatoire pour ouvrir un restaurant ?

Oui, deux formations distinctes peuvent s'appliquer. Le permis d'exploitation est requis pour servir de l'alcool. Indépendamment, tout établissement de restauration commerciale doit compter au moins une personne ayant suivi une formation à l'hygiène alimentaire, en application du décret n° 2011-731 consultable sur legifrance.gouv.fr.

Quand faut-il déclarer son activité à la DDPP ?

La déclaration au titre de la sécurité sanitaire des aliments doit en principe être faite avant l'ouverture, auprès de la DDPP du département. Elle est gratuite et dématérialisée. La procédure figure sur service-public.fr et sur agriculture.gouv.fr. Certaines activités spécifiques relèvent d'un agrément sanitaire distinct.

Faut-il une licence pour ouvrir un restaurant ?

Une licence est nécessaire dès que vous servez des boissons alcoolisées. Le niveau de licence dépend de votre activité (licence restaurant, débit de boissons à consommer sur place, licence à emporter). Elle suppose un permis d'exploitation et une déclaration en mairie avant ouverture. Détails sur entreprendre.service-public.fr.

Le Plan de Maîtrise Sanitaire est-il obligatoire dès l'ouverture ?

Oui. Le PMS doit exister et être appliqué dès le premier service, pas après quelques mois. Il regroupe les bonnes pratiques d'hygiène, le plan HACCP et la traçabilité, sur la base du règlement (CE) n° 852/2004. Voir notre guide sur le Plan de Maîtrise Sanitaire.

Un audit avant ouverture est-il utile ?

Il l'est, car aucune administration ne délivre d'attestation globale de conformité. Un audit indépendant vérifie que le socle réglementaire (hygiène, PMS, affichages, organisation) est réellement en place, et identifie les écarts pendant qu'ils sont faciles à corriger. Rappel de cadre : auditresto360 est un conseil privé indépendant, ce n'est ni une certification ni un agrément officiel, et l'audit ne remplace pas les démarches que vous devez accomplir auprès des administrations.

Sécuriser son ouverture avec un audit

Ouvrir un restaurant, c'est piloter en parallèle une dizaine de démarches qui n'ont ni le même calendrier, ni le même interlocuteur. Un oubli sur l'une d'elles peut retarder le lancement ou exposer à des sanctions dès les premières semaines. La meilleure protection est l'anticipation et un regard méthodique sur l'ensemble du socle.

Un audit 360° avant ou juste après l'ouverture passe en revue votre conformité hygiène, votre PMS, vos affichages et votre organisation, puis vous remet un plan d'action clair et hiérarchisé. Vous démarrez sereinement, avec un cadre solide et un signal de confiance affichable. Pour configurer votre audit et sécuriser votre lancement, c'est ici : demander un audit 360°.

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