Optimiser Uber Eats et Deliveroo : vendre plus en livraison
Fiche restaurant, photos, descriptions, prix et commissions, menu de livraison, packaging, avis et visibilité : la méthode pour rentabiliser les plateformes de livraison.
Par L'équipe auditresto360 · 20 mars 2026 · 17 min de lecture

Optimiser sa présence sur Uber Eats, Deliveroo ou Just Eat ne se résume pas à mettre sa carte en ligne. La livraison est un canal de vente à part entière, avec sa propre logique économique : une commission prélevée par la plateforme, une visibilité qui dépend de votre fiche et de vos notes, des plats qui doivent voyager sans perdre leur qualité. Un restaurant qui rentabilise vraiment ces plateformes travaille trois choses ensemble : une carte de livraison pensée pour le canal, une fiche optimisée qui convertit, et un suivi de marge réelle commande par commande. Voici la méthode complète.
La livraison dans le modèle économique du restaurant
Avant de parler photos et descriptions, il faut situer la livraison à sa juste place. Pour beaucoup de restaurants, c'est un revenu additionnel : des couverts en plus aux heures creuses, une visibilité auprès de clients qui ne seraient jamais venus en salle, un amortissement de la cuisine sur des plages où elle tournait à moitié. Pour d'autres, notamment les concepts pensés pour l'emporter, c'est le canal principal.
La différence est importante parce qu'elle change tout votre raisonnement. Si la livraison est un complément, vous l'optimisez sans dégrader l'expérience en salle, qui reste votre cœur de marge. Si c'est votre canal principal, la fiche, le packaging et la régularité deviennent vos priorités absolues, au même titre que la décoration le serait pour une salle.
Le piège classique consiste à ouvrir un compte sur une plateforme, y déverser la carte du restaurant telle quelle, et attendre les commandes. Ça fonctionne au début, par curiosité algorithmique et nouveauté. Puis la réalité s'installe : la commission rogne la marge, certains plats arrivent froids ou défaits, les notes baissent, la visibilité chute. Le canal devient une corvée peu rentable au lieu d'un levier.
La livraison se pilote. Elle demande une carte dédiée, des prix réfléchis, un soin sur le conditionnement et une lecture régulière des chiffres. Les restaurants qui gagnent de l'argent dessus sont ceux qui la traitent comme un vrai métier, pas comme une rallonge passive.
Comprendre les commissions et leur impact sur la marge
Les plateformes de livraison se rémunèrent principalement par une commission prélevée sur chaque commande, à laquelle peuvent s'ajouter des frais d'activation, des frais de service, ou des coûts liés aux options de visibilité. Les taux et la structure exacte varient selon la plateforme, selon que vous utilisez leurs livreurs ou les vôtres, et selon les conditions négociées dans votre contrat.
Le point essentiel : ne vous fiez pas à une rumeur ou à un chiffre entendu chez un confrère. Lisez votre propre contrat. La commission applicable à votre établissement figure dans les conditions que vous avez signées avec chaque plateforme. C'est la seule source fiable pour vos calculs. Les conditions générales et les pages professionnelles de Uber Eats et Deliveroo détaillent les formules proposées, mais votre situation contractuelle prime.
Une fois ce taux connu, le calcul devient simple à poser. Sur une commande encaissée, la plateforme prélève sa part avant de vous reverser le reste. Cette part s'ajoute à votre coût matière, à votre coût de production et au coût du packaging spécifique à la livraison. Le résultat doit rester positif, et idéalement comparable à la marge que vous dégagez en salle.
Prenons un raisonnement concret. Un plat vendu 15 euros en salle, avec un coût matière de 4,50 euros, vous laisse une marge brute confortable. Le même plat en livraison voit s'ajouter une commission plateforme, le coût d'une barquette de qualité, parfois une remise promotionnelle. Si vous gardez le prix de salle sans rien ajuster, votre marge fond. D'où la nécessité d'adapter les prix au canal, point que nous détaillons plus bas.
Pour les relations commerciales entre restaurateurs et plateformes, le portail economie.gouv.fr publie des repères sur les pratiques commerciales et les délais de paiement, utiles pour situer vos droits et lire votre contrat avec un œil informé. Là encore, aucun chiffre universel : votre contrat fait foi.
Construire une carte de livraison adaptée
La carte de livraison n'est pas la carte du restaurant. C'est une sélection, retravaillée pour le canal. Deux critères guident le tri : quels plats voyagent bien, et quels prix tiennent compte de la commission.
Les plats qui voyagent bien
Certains plats supportent mal le transport. Une friture qui ramollit, une salade dont la vinaigrette détrempe la verdure, un plat dressé à la minute dont la présentation s'effondre dans la barquette, une glace qui fond, un plat censé arriver brûlant qui tiédit en chemin. Ces plats génèrent des avis négatifs même quand votre cuisine est irréprochable, parce que le client juge ce qu'il reçoit, pas ce qui est sorti de votre passe.
À l'inverse, beaucoup de préparations tiennent très bien la route : plats mijotés, sauces qui se réchauffent sans souffrir, burgers bien conditionnés, bowls composés, pizzas, currys, woks, desserts stables. Construisez votre carte de livraison autour de ces valeurs sûres.
Quand un plat phare voyage mal, deux options. Le retravailler : servir la sauce à part, séparer les éléments humides des éléments croustillants, adapter le dressage. Ou l'écarter de la carte de livraison et l'assumer comme une exclusivité salle, ce qui peut d'ailleurs devenir un argument pour faire revenir le client chez vous.
Des prix ajustés à la commission
Vendre au même prix qu'en salle alors qu'une commission est prélevée revient souvent à travailler à perte sur la livraison. La pratique courante consiste à ajuster les prix de la carte de livraison pour absorber tout ou partie de la commission, tout en restant cohérent avec le marché et lisible pour le client.
L'ajustement doit rester mesuré et réfléchi. Un écart trop visible avec votre carte en salle peut surprendre un client qui connaît les deux. Un écart trop faible vous fait perdre de l'argent. Le bon réglage se trouve plat par plat, en repartant de votre marge cible et de la commission réelle. Pensez aussi aux formules et aux compléments : un menu, une boisson, un dessert ajouté augmentent le panier et diluent l'impact des frais fixes par commande. C'est exactement la logique d'augmenter le ticket moyen, transposée à la livraison.
La hiérarchie de votre carte mérite aussi d'être pensée comme en salle. Les principes du menu engineering s'appliquent : mettre en avant les plats à bonne marge qui voyagent bien, soigner leur description, les placer en tête de catégorie, et ne pas laisser les plats à faible marge occuper les meilleures positions.
Optimiser la fiche : photos, descriptions, catégories, badges
Sur une plateforme de livraison, votre fiche est votre vitrine, votre serveur et votre carte réunis. Le client ne voit ni votre salle, ni votre cuisine, ni votre accueil. Il voit des photos, des titres, des prix et des notes. Tout se joue là.
Les photos
C'est le facteur numéro un. Une photo professionnelle, lumineuse, qui montre le plat tel qu'il sera reçu, fait la différence entre un plat qu'on remarque et un plat qu'on ignore. Les plateformes mettent d'ailleurs en avant les fiches bien illustrées, parce qu'elles convertissent mieux.
Quelques règles tiennent en quelques mots. Une lumière naturelle ou un éclairage soigné, jamais de photo prise au flash dans une cuisine sombre. Un cadrage serré sur le plat, fond neutre. Une cohérence visuelle d'un plat à l'autre, comme une vraie collection. Et surtout, une photo honnête : le plat doit ressembler à ce que le client recevra, sinon vous récoltez des avis déçus. Investir dans une séance photo professionnelle est l'un des meilleurs retours sur investissement de la livraison.
Les descriptions
Chaque plat mérite une description courte, appétissante et précise. Nommez les ingrédients clés, le mode de cuisson, ce qui rend le plat différent. Une description vide ou expédiée laisse le client dans le doute et le pousse vers le restaurant voisin qui, lui, a pris le temps. Mentionnez les informations utiles : piquant, végétarien, sans porc, allergènes courants. La clarté rassure et réduit les réclamations.
Les catégories et l'organisation
Une carte bien rangée se parcourt vite. Regroupez logiquement : entrées, plats, formules, desserts, boissons, offres du moment. Placez en haut vos meilleures ventes et vos plats à bonne marge. Un menu désorganisé fatigue le client et fait chuter le panier.
Les badges et signaux
Les plateformes affichent divers signaux : badges de popularité, mentions sur les plats les plus commandés, indicateurs de note, statut de partenaire selon votre ancienneté ou votre volume. Vous ne contrôlez pas tout, mais vous influencez beaucoup : une fiche complète, des photos sur chaque plat, une bonne note et une régularité de service améliorent votre classement et déclenchent ces signaux qui, à leur tour, attirent les commandes.
Le packaging et la qualité à l'arrivée
En salle, vous maîtrisez l'instant où le plat arrive devant le client. En livraison, ce moment se déroule chez lui, après un trajet que vous ne contrôlez pas. Le packaging est votre seul levier pour préserver la qualité jusque-là, et c'est un levier décisif.
Un bon conditionnement maintient la température, évite que la sauce se répande, sépare ce qui doit rester croustillant de ce qui est humide, et tient bien dans le sac du livreur. Les barquettes compartimentées, les contenants qui respirent pour éviter la condensation sur les fritures, les couvercles hermétiques pour les liquides : chaque type de plat a son emballage idéal.
Le packaging porte aussi votre image. Un emballage propre, fermé, parfois marqué à votre nom, donne une impression de soin et de sérieux. Un sac scellé rassure le client sur le fait que personne n'a touché à sa commande. À l'inverse, une barquette qui a coulé dans le sac ruine l'expérience, quel que soit le talent en cuisine.
Pensez le coût du packaging comme une ligne de votre marge livraison, pas comme un détail. Un bon emballage coûte un peu plus cher mais protège vos notes, donc votre visibilité, donc votre chiffre. Intégrez-le dans le calcul de prix évoqué plus haut.
Dernier point, souvent négligé : le délai de préparation et le moment de remise au livreur. Un plat prêt trop tôt attend et tiédit. Un plat préparé dans la précipitation au moment où le livreur arrive part bâclé. Synchronisez votre production avec les temps d'attente affichés par la plateforme pour que le plat parte au bon moment, à la bonne température.
Gérer les avis et les notes
Sur les plateformes, la note est un actif commercial. Elle conditionne votre position dans les résultats, la confiance du client qui hésite, et parfois votre éligibilité à certaines mises en avant. Une note qui glisse de 4,7 à 4,3 peut se traduire par une baisse réelle de commandes.
Les avis en livraison portent sur trois choses : la qualité du plat, sa conformité à la photo et à la description, et l'état à l'arrivée. Les deux derniers points dépendent largement de votre packaging et de votre honnêteté de présentation. Un client qui reçoit exactement ce qu'il a commandé, à la bonne température, bien emballé, note rarement mal.
Répondez aux avis, y compris négatifs, avec calme et professionnalisme. Un client mécontent à qui vous répondez correctement peut revenir, et les futurs clients lisent vos réponses. Identifiez les motifs récurrents de plainte : un plat qui revient souvent dans les critiques signale un problème de recette adaptée à la livraison, pas un client difficile. Corrigez la cause.
La logique de l'e-réputation vaut sur tous les canaux. Ce que vous travaillez pour vos avis Google et votre e-réputation se prolonge ici : régularité, écoute, réponse, amélioration continue. Les plateformes ne sont qu'un terrain de plus où votre réputation se construit.
Visibilité et promotions
Les plateformes proposent des leviers de visibilité payants : mise en avant dans les résultats, bannières, position privilégiée sur certaines requêtes ou zones. Elles proposent aussi des promotions : réductions, frais de livraison offerts, offres du type un acheté un offert.
Ces outils fonctionnent, mais ils ont un coût qui s'ajoute à la commission. Une promotion mal calibrée peut générer beaucoup de commandes à marge nulle ou négative. Avant de lancer une offre, refaites le calcul complet : prix réduit, moins la commission, moins le packaging, moins le coût matière. Si le résultat est négatif, l'opération vous fait perdre de l'argent sur chaque commande, même si le volume grimpe.
Les promotions ont du sens dans des cas précis. Lancer une nouvelle fiche pour amorcer les premières commandes et les premiers avis. Remplir une plage horaire creuse. Écouler ou tester un nouveau plat. Récupérer de la visibilité après une période calme. Utilisées avec intention et mesurées dans la durée, elles servent une stratégie. Utilisées en réflexe permanent, elles habituent le client à ne commander qu'en promo et détruisent votre marge.
La visibilité gratuite reste votre meilleur investissement de fond : une fiche complète, de belles photos, une bonne note, une régularité de service. C'est ce que l'algorithme récompense durablement, sans facture supplémentaire.
Multi-plateformes et gestionnaires de commandes
Être présent sur plusieurs plateformes élargit votre audience, mais multiplie aussi les écrans, les tablettes, et le risque d'erreur en plein coup de feu. Une commande ratée parce qu'une tablette a sonné dans le bruit, une rupture non répercutée sur une plateforme, des cartes désynchronisées d'un canal à l'autre : la complexité opérationnelle est réelle.
Des solutions de gestion centralisée existent. Elles regroupent les commandes de plusieurs plateformes sur un seul écran ou directement dans votre système de caisse, synchronisent les cartes, et permettent de couper un plat partout d'un coup en cas de rupture. Pour un restaurant qui fait du volume sur plusieurs canaux, l'investissement se justifie vite par le temps gagné et les erreurs évitées.
La cohérence est la clé du multi-plateformes. Mêmes plats disponibles, mêmes prix de livraison, mêmes photos et descriptions partout. Un client qui vous trouve sur deux plateformes avec des cartes ou des prix différents perd confiance. Maintenez une carte de livraison unique, déployée à l'identique, et tenez vos disponibilités à jour en temps réel.
La cuisine virtuelle en complément
La dark kitchen, ou cuisine virtuelle, désigne une marque qui existe uniquement en livraison, sans salle. Beaucoup de restaurants traditionnels en lancent une en parallèle, depuis leur cuisine existante, pour exploiter une demande que leur enseigne principale ne capte pas.
L'idée : votre cuisine sait faire des burgers, mais votre restaurant est connu pour sa cuisine italienne. Vous créez une marque de burgers en livraison, distincte, avec sa propre fiche, ses propres photos, son identité. Elle tourne sur les mêmes équipements, le même personnel, le même approvisionnement en partie mutualisé. Vous amortissez votre outil de production sur deux marques au lieu d'une.
Cette stratégie peut être pertinente, mais elle se réfléchit. Elle demande une carte cohérente, des plats qui voyagent bien, une vraie identité de marque, et une charge de travail supplémentaire en cuisine qu'il faut pouvoir absorber sans dégrader la qualité de votre enseigne principale. Lancée sans préparation, une cuisine virtuelle ajoute du désordre et des commandes mal exécutées. Lancée avec méthode, elle ouvre un revenu additionnel réel.
Mesurer la rentabilité réelle
Tout ce qui précède n'a de sens que si vous mesurez ce que la livraison vous rapporte vraiment. Le chiffre d'affaires affiché par les plateformes est trompeur, parce qu'il n'est pas ce que vous encaissez après commission, ni ce qui vous reste après coûts.
Construisez un calcul de marge par canal. Pour chaque plateforme, prenez le chiffre d'affaires reversé après commission, retirez le coût matière des plats vendus, le coût du packaging, le coût des promotions, et la part de main-d'œuvre dédiée. Le résultat est votre marge livraison réelle. Comparez-la à votre marge en salle. Vous saurez alors si la livraison est un vrai contributeur ou un canal de prestige qui coûte plus qu'il ne rapporte.
Suivez aussi quelques indicateurs simples dans le temps : panier moyen par plateforme, note moyenne, taux de réclamation, plats les plus vendus et leur marge respective. Ces chiffres révèlent vite où agir. Un panier moyen faible appelle des formules et des compléments. Une note qui baisse appelle un travail sur le packaging ou la recette. Un plat très vendu mais à faible marge appelle un ajustement de prix ou de recette.
La livraison se gère avec des chiffres, comme le reste de l'exploitation. Sans cette lecture, vous pilotez à l'aveugle et vous pouvez très bien faire beaucoup de commandes en perdant de l'argent.
Checklist d'optimisation de fiche
Un passage rapide pour vérifier que votre fiche est prête à convertir.
- Photo professionnelle, honnête et lumineuse sur chaque plat, ou au moins sur tous les plats phares.
- Description rédigée pour chaque plat : ingrédients clés, cuisson, signe distinctif, mentions utiles (piquant, végétarien, sans porc).
- Carte de livraison sélectionnée parmi les plats qui voyagent bien, plats fragiles écartés ou retravaillés.
- Prix ajustés à la commission, marge cible vérifiée plat par plat.
- Catégories claires et ordonnées, meilleures ventes et plats à bonne marge en tête.
- Formules et compléments proposés pour augmenter le panier.
- Horaires d'ouverture exacts et à jour, disponibilités tenues en temps réel.
- Coordonnées et infos pratiques correctes.
- Cohérence parfaite entre toutes les plateformes où vous êtes présent.
- Packaging adapté testé sur les plats les plus commandés.
Erreurs fréquentes
Quelques pièges reviennent sans cesse, et chacun coûte des commandes ou de la marge.
Mettre la carte du restaurant en ligne telle quelle, sans sélection ni ajustement de prix. Résultat : des plats qui voyagent mal et une marge rognée.
Négliger les photos ou les prendre soi-même à la va-vite. C'est le premier facteur de conversion, le sacrifier sabote tout le reste.
Vendre au prix de salle en oubliant la commission, puis s'étonner que la livraison ne rapporte rien.
Enchaîner les promotions en permanence, habituer les clients à ne commander qu'en réduction et détruire sa marge.
Sous-investir dans le packaging, récolter des avis sur des plats arrivés froids ou renversés, voir la note chuter et la visibilité avec.
Ignorer les avis, ne pas répondre, ne pas identifier les plaintes récurrentes, et laisser un problème de recette persister commande après commande.
Ne jamais calculer la marge réelle et confondre le chiffre d'affaires affiché avec ce qui reste vraiment dans la caisse.
Des cartes et des prix incohérents d'une plateforme à l'autre, qui sèment le doute chez le client qui vous trouve deux fois.
Le regard de l'auditeur
Quand nous regardons la livraison lors d'un audit 360°, nous ne nous limitons pas au marketing de la fiche. La livraison touche aussi des points d'exploitation que beaucoup de restaurateurs oublient.
D'abord la rentabilité réelle : nous reprenons les commissions de vos contrats, vos coûts, vos prix, et nous établissons la marge livraison effective, comparée à la salle. C'est souvent un révélateur.
Ensuite la qualité à l'arrivée, qui relève autant du commercial que du métier : le packaging maintient-il la température, le plat correspond-il à la photo, le délai de remise au livreur est-il maîtrisé. Un plat sorti parfait de la cuisine mais reçu froid est un problème d'exploitation, pas de chance.
Enfin, la livraison croise des sujets d'hygiène et de sécurité alimentaire : maintien des températures, gestion des plats chauds et froids dans le sac, traçabilité, étiquetage des allergènes sur des commandes que vous ne servez pas en personne. La livraison ne dispense d'aucune obligation, au contraire, elle en ajoute, puisque vous ne contrôlez pas le dernier mètre.
Notre rôle, en conseil privé et indépendant, est de regarder ce canal avec le même sérieux que votre salle : ce qu'il rapporte vraiment, ce qu'il expose, et comment l'optimiser sans dégrader le reste. C'est l'esprit de notre approche, détaillée dans les 10 piliers de l'audit.
FAQ
Comment optimiser sa présence sur Uber Eats en restaurant ?
Travaillez trois leviers ensemble. Une carte de livraison dédiée, composée de plats qui voyagent bien et dont les prix tiennent compte de la commission. Une fiche optimisée avec des photos professionnelles, des descriptions soignées et des catégories ordonnées. Un packaging qui préserve la qualité jusque chez le client. Ajoutez un suivi régulier de votre note et de votre marge réelle pour piloter dans la durée.
Faut-il vendre plus cher en livraison qu'en salle ?
Souvent oui, parce qu'une commission est prélevée sur chaque commande et que le packaging a un coût. Vendre au prix de salle revient fréquemment à travailler à perte. L'ajustement doit rester mesuré, calculé à partir de votre marge cible et de la commission réelle figurant dans votre contrat, et cohérent avec le marché.
Quelle commission prennent les plateformes de livraison ?
Le taux et la structure varient selon la plateforme, selon que vous utilisez leurs livreurs ou les vôtres, et selon les conditions négociées. Il n'existe pas de taux universel à citer. Le seul chiffre fiable pour vos calculs est celui inscrit dans votre propre contrat. Lisez-le avant tout calcul de marge.
Quels plats fonctionnent le mieux en livraison ?
Les plats qui supportent le transport : mijotés, sauces qui se réchauffent, burgers bien conditionnés, bowls, pizzas, currys, woks, desserts stables. Évitez ou retravaillez les fritures qui ramollissent, les salades qui se détrempent, les plats dressés à la minute et tout ce qui doit arriver brûlant ou glacé.
Comment améliorer sa note sur Deliveroo ou Just Eat ?
Soignez ce que le client juge réellement : un plat conforme à la photo et à la description, à la bonne température, bien emballé. Investissez dans le packaging, présentez vos plats honnêtement, répondez aux avis avec professionnalisme et corrigez les motifs de plainte récurrents plutôt que de les subir.
La livraison est-elle vraiment rentable pour un restaurant ?
Elle peut l'être, à condition de la piloter. Beaucoup de restaurants font du volume tout en perdant de l'argent parce qu'ils n'ont jamais calculé leur marge réelle après commission, packaging et promotions. La rentabilité dépend de la carte choisie, des prix ajustés, du panier moyen et de la maîtrise des coûts. Mesurez-la canal par canal pour décider en connaissance de cause.
Vous voulez savoir ce que la livraison vous rapporte vraiment et comment l'optimiser sans dégrader votre salle ? Notre audit 360° regarde ce canal avec le même sérieux que le reste de votre exploitation, des marges à la qualité à l'arrivée.
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Estimer mon auditauditresto360 est un audit conseil privé et indépendant. Cet article est fourni à titre d’information et ne remplace pas un conseil juridique ou réglementaire personnalisé.

